Exposition « Reste l’impermanence » par Myrtille Bouvret – Village d’Artistes
Vendredi 2 septembre au dimanche 17 janvier 2027
Oct, nov et janv : ouvert les vendredis, samedis et dimanches de 14h30 à 18h30 (sauf 1er janvier)
Décembre : ouvert tous les jours de 14h30 à 18h30 (sauf le 25 décembre)
Village d’Artistes – Rablay-sur-Layon
« Reste l’impermanence » par Myrtille BOUVRET
« Chaque territoire constitue le point de départ de ma recherche. La marche, l’observation, la contemplation et les rencontres nourrissent ma pratique. J’entre dans un paysage, j’en découvre les rythmes, les fragilités et les forces qui le traversent. Le territoire devient atelier, matière et partenaire de création.
J’imagine des dispositifs où les phénomènes à l’œuvre poursuivent leur propre ouvrage. Ils prennent part au geste sculptural, inscrivant dans la matière des traces, des textures et des fissures. Chaque sculpture porte en elle la mémoire de sa propre formation.
Ma recherche questionne la manière dont l’action des phénomènes naturels façonne les milieux, les matières et les êtres. Les œuvres donnent corps aux mouvements du vivant, aux transformations lentes des paysages et à la vulnérabilité des ressources de notre époque. Elles ouvrent un espace de réflexion sur notre relation à ce qui nous entoure.
Ma pratique cherche à partager une manière d’habiter un territoire : ralentir, observer, accueillir l’incertitude et révéler la puissance poétique du réel. »
« Reste l’Impermanence » explore le souvenir de ce qui passe, de ce qui fuit. L’exposition révèle la beauté des mouvements discrets de nos territoires, les respirations du paysage, captant les empreintes laissées par les éléments naturels et le passage du temps. L’impermanence y est abordée comme une matière vivante, sensible, active, et porteuse de mémoire.
L’exposition ouvre un espace poreux où la trace devient langage, où la disparition devient présence. Les œuvres présentées interrogent notre lien au vivant, à la nature et à la temporalité, mettant en lumière ce qui échappe, se modifie, s’efface. Elles ne figent rien, elles retiennent. Elles n’annoncent pas la fin, mais racontent la métamorphose. Situées dans un entre-deux, entre visible et invisible, équilibre et chute, souffle et matière, elles invitent le regard à s’attarder sur cet entre-temps, à ralentir, ressentir et contempler ce qui, en disparaissant, persiste.
